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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 11:29

Invitée du journal de 20 heures sur France 2, lundi 28 mai, l'ex-candidate du parti socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a déclaré qu'elle "n'excluait rien et ne s'interdisait rien" quant à l'éventualité de briguer la tête du Parti socialiste que son compagnon François Hollande va quitter.

 Néanmoins, elle a affirmé que "ce moment (n'était) pas encore venu pour en débattre", ajoutant que "le premier secrétaire dira le moment venu ce qu'il a l'intention de faire". Au passage, Mme Royal a dénoncé "les attaques" contre François Hollande, "qui ne grandissent pas leurs auteurs".

Pour Ségolène Royal, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle. J'ai entamé au cours de cette campagne une rénovation profonde des méthodes politiques, la démocratie participative qu'il va falloir continuer. J'ai mis sur la table un certain nombre de concepts nouveaux qui correspondaient à la réalité de la vie des gens. Le Parti socialiste doit continuer et revisiter la totalité de son logiciel en fonction de la réalité et des problèmes qui se posent aujourd'hui", a-t-elle expliqué.

Mme Royal a fait valoir qu'il y avait à faire "un travail refondateur très important". "J'y prendrai toute ma place", a-t-elle dit. "Sur l'imagination, sur la façon dont nous devons préparer la gauche du XXIe siècle et la prochaine alternance, je serai à mon poste et présente. Ensuite nous verrons de quelle façon cela pourra se faire, en respectant les hommes et les femmes, en se mettant au service du collectif. Mais je n'exclus rien et je ne m'interdis rien", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.

Elle s'est par ailleurs montrée critique sur les premiers pas du nouveau gouvernement, dénonçant la mise en place du bouclier fiscal,  ou encore le manque d'intérêt pour le problème de la dette publique : "On n'en parle plus !"


 

Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 11:09

Lors d'une rencontre avec des militants de la 13e circonscription du Rhône, lundi 28 mai, le député du Val-d'Oise a en effet indiqué qu'il n'avait "pas d'hostilité de principe à un éventuel soutien à certains candidats du MoDem" au deuxième tour des législatives, dans les circonscriptions où la gauche a été éliminée, "pour battre Nicolas Sarkozy".

 

Estimant "raisonnable de penser que la gauche ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale" à l'issue du prochain scrutin législatif, il a souligné que "pour gagner les élections qui suivent, il faut que le PS ait été capable de réfléchir sur lui-même". "Il ne s'agit pas d'abandonner nos valeurs mais de les adapter, les faire vivre dans un monde qui a changé, avec une mondialisation dont tout le monde est conscient, et sur laquelle nous n'avons pas eu de réponse assez claires lors de la campagne présidentielle", a-t-il déclaré.

"Pour mener ce débat sereinement, il faut qu'on ait subi une défaite pas trop cuisante aux élections législatives", a expliqué M. Strauss-Kahn, venu soutenir Martine David (PS), député sortante de cette circonscription de la banlieue Est de Lyon, où Nicolas Sarkozy est arrivé en tête le 6 mai.

Mais est-il judicieux de faire de telles déclarations avant le premier tour ? Pourquoi donc demander  aux militants de se mobiliser pour les candidats socialistes si ceux du Modem sont, d'avance, les bienvenus. N'est-ce pas une incitation à voter dès le premier tour pour les candidats du Modem ? Tout cela n'est pas sérieux.

Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 16:19
Faouzi Lamdaoui, candidat socialiste dans la 5e circonscription du Val d'Oise, le 22 mai, à Bezons. | AFP/VINCENT NGUYEN Faouzi Lamdaoui
 
Pour les socialistes, la 5e circonscription du Val-d'Oise, celle d'Argenteuil-Bezons, est symbolique à plus d'un titre. Parce que c'est ici, en octobre 2005, sur la dalle du Val-d'Argent à Argenteuil, que Nicolas Sarkozy a traité les jeunes de "racaille". Parce que la gauche espère bien reconquérir ce siège perdu par Robert Hue en 2002 face au candidat UMP Georges Mothron. Parce qu'enfin, le PS y présente un de ses dix-sept candidats issu de l'immigration : Faouzi Lamdaoui, ingénieur quadragénaire d'origine algérienne.

 

 

"Tu as cette couleur de peau qui fait que tu dois plus que d'autres être efficace et plus que d'autres être conscient de la tâche qui t'attend", lui a lancé amicalement François Hollande, venu le soutenir lors d'un meeting à Bezons le 22 mai. Et de le mettre au défi : "Les résultats de Ségolène, ici, autorisent toutes les espérances."

A la présidentielle, la candidate socialiste a réuni près de 58 % des suffrages. Face au député sortant, Georges Mothron, Faouzi Lamdaoui pourrait bien tirer son épingle du jeu. D'autant que si le canton de Bezons reste le dernier carré du PCF dans cette circonscription qui fut longtemps un de ses bastions, l'enjeu, pour le Parti communiste, n'est plus que d'exister. Marie-Georges Buffet y a fait 5 % lors de la présidentielle. Et pour ces législatives, il n'y a plus de candidat ouvertement communiste. Soutenu par le PCF, Bernard Calabuig, se présente sous l'étiquette "anti-droite et franchement à gauche". S'il sait que le PS peut cette fois rendre à la gauche ce territoire, M. Lamdaoui s'interdit de prendre pour acquise une victoire. "Le score de Ségolène a ouvert la voix mais il faut transformer l'essai", dit-il, conscient que le succès du PS à la présidentielle tient pour une large part à un vote contre Sarkozy.

A la présidentielle le "TSS" - Tout sauf Sarkozy - a fonctionné à plein. Mais le délégué à l'égalité des chances du PS n'entend pas continuer à user de cet argument pour les législatives. "Jouer sur cela donnerait l'impression d'une revanche, d'un troisième tour. Nicolas Sarkozy est élu. Maintenant ce qu'il faut c'est un contre-pouvoir", explique-t-il, sachant qu'il doit se battre contre la résignation face à des jeunes qui pourrait se dire "Y'a Sarko, c'est fini".

 

LA FRANCE RÉELLE

 

M. Lamdaoui préfère taper sur le bilan de M. Mothron, député maire d'Argentueil, qui a voté "toutes les lois iniques et antisociales". Face à "l'homme du passif et du passé", il veut incarner "cette nouvelle génération de responsables politiques qui correspondent mieux à l'image de la France réelle." Une nouvelle génération "qui veut faire de la politique autrement", insiste-t-il.

La venue de Faouzi Lamdaoui, issue du PS parisien, met - temporairement du moins - un terme aux luttes intestines du PS argenteuillais sur fond de bisbilles entre deux conseillers généraux, André Leikine et Philippe Doucet, tous deux candidats à la mairie. Localement, ce parachutage ne fait pas, il est vrai, l'unanimité au PS. Néanmoins, même parmi les plus réticents, on lui reconnaît, pour principal atout, sa personnalité. "Il est jeune, actif et il représente la diversité de la population d'Argenteuil. S'il n'était pas élu, c'est que vraiment il y a un problème", relève Omar Kemmoun, chauffeur de bus qui après dix-huit ans de distance avec le PS, a repris sa carte en décembre 2006.

"Je ne suis pas un parachuté, mais un enfant de la France. Les législatives sont une élection nationale. Et ce n'est pas parce qu'on est né dans une ville que l'on fait du bien à ses habitants. Georges Mothron est né ici, mais non seulement les Argenteuillais ne l'ont pas vu mais il n'a rien fait pour eux", argue le candidat socialiste. Pugnace, il n'a pas relâché ses efforts depuis son installation sur les lieux en juillet 2006, pour aller à la rencontre des gens dans les associations, à la gare, sur les marchés, et organiser des débats... assumant "sans complexe" ses origines.

Laetitia Van Eeckhout
Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 20:19

"Les Français ne doivent pas se résigner, ils doivent voter parce que ce qui ne serait pas fait les 10 et 17juin ne sera plus fait pendant cinq ans", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste sur Canal Plus.

François Hollande a fait remarquer que la candidate socialiste Ségolène Royal était arrivé en tête dans 200 des 577 circonscriptions lors du second tour de l'élection présidentielle.

"Dans ces circonscriptions-là, s'il y a une cohérence entre le vote présidentiel et le vote législatif, on devrait gagner. Nous pouvons aussi en gagner d'autres", a-t-il dit.

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé.

"C'est la première fois qu'un président de la République qui vient de s'installer fait un meeting pour demander une majorité à sa main", a fait remarquer François Hollande en évoquant la présence annoncée de Nicolas Sarkozy mardi à une "réunion républicaine" au Havre.

"Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique".

"S'il y a une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, alors on pourra avoir sur le contrat de travail des évolutions mais pas la précarité ; sur la franchise santé on l'écartera et on fera une politique de prévention ; on ne fera pas le bouclier fiscal parce qu'on ne veut pas augmenter la TVA comme le propose la droite", a déclaré le numéro un du PS.

François Hollande a appelé à l'unité "non seulement du PS mais de toute la gauche" et refusé d'évoquer l'après-législatives et notamment le nom de son successeur à la tête du parti.

Interrogé sur la possibilité de voir Ségolène Royal prendre la tête du PS, il a répondu: "Nous n'en sommes pas là, ce n'est pas le moment. Mais qu'elle ait des qualités, ça vous ne me ferez pas dire le contraire".

François Hollande a qualifié de "ministres de droite" les personnalités issues de la gauche faisant partie du gouvernement de François Fillon.

"Il n'y a pas de ministres de gauche au sein du gouvernement, il n'y a que des ministres qui ont choisi le projet de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit.

Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 20:10

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal a fait en quelque sorte sa rentrée politique samedi à La Rochelle en dénonçant les "mensonges" de Nicolas Sarkozy et en regrettant qu'un certain nombre d'électeurs aient été floués.

"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à la mairie de La Rochelle, où elle était venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives.

"Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix", a ajouté Ségolène Royal, qui était restée silencieuse dans les médias depuis sa défaite le 6 mai.

Pour elle, "le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".

Par exemple, "un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers", a ajouté l'ancienne candidate du PS à l'Elysée.

Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".

"C'est la même chose pour le service minimum", a-t-elle estimé, faisant valoir qu'après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".

Aux yeux de Ségolène Royal, les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne.

A ce propos, Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie".

"A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer", a-t-elle dit ajoutant que le chef de l'Etat "n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".

Ségolène Royal a mis au défi Nicolas Sarkozy de prendre avant le premier tour des élections législatives, le 10 juin, des décisions ne relevant pas du pouvoir législatif, notamment sur les postes supplémentaires promis par le Premier ministre concernant l'hôpital ou sur les "moyens supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche, et l'éducation".

Elle y a ajouté "la revalorisation des bas salaires et l'augmentation des petites retraites" au nom de "la cohérence entre les discours et les actes".

Mobilisation pour les législatives

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charente, admettant avoir entendu parler de démobilisation. Elle a invité les électeurs à "ne pas rester chez eux", estimant que le mouvement qui s'est déclenché autour de sa candidature à l'Elysée ne devait pas s'arrêter. Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a dit voir dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains", allusion à une possible victoire écrasante de l'UMP prédite par les sondages.

Elle a auusi noté que "les législatives donnent lieu à des petites phrases" que "les gens n'en veulent plus", et souhaité que ça s'arrête".

La candidate du PS à la présidentielle a indiqué que "ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne. J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings mais ce n'est pas un troisième tour".

Questionnée sur son absence à Bordeaux mercredi au côté de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande, lors du lancement de la campagne pour les législatives du parti, Ségolène Royal a répondu qu'elle n'est pas "une machine".

"Quand un sportif fait les JO, il se repose plusieurs mois, moi je n'ai pris que quelques jours de repos", a-t-elle ajouté.

Dans la matinée, Ségolène Royal avait parcouru les marchés romanesques à Saintes (Charente-Maritime), puis pris un instant symboliquement la barre du chalutier "Entre les deux tours" faisant le tour du port de La Rochelle.

Ségolène Royal devait ensuite visiter des entreprises de la ville bénéficiaires des bourses tremplins du Conseil régional de Poitou-Charente créées en 2004 et permettant d'aider à la création de sa propre activité.

Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 19:32

Michel Noblecourt est éditorialiste à "Le Monde". Il a répondu au chat

Brise20Pourquoi M. Hollande ne veut-il pas se représenter à la tête du PS ?  

 

 

Michel Noblecourt : Sur le papier, oui, puisque si elle conserve le score qui était le sien lorsqu'elle a été désignée candidate (60,65 % des suffrages des militants), cette audience dans le PS, elle peut tout à fait s'imposer comme premier secrétaire. Mais je ne suis pas sûr que ce soit son ambition. Pour deux raisons : la première, c'est qu'elle n'est pas une familière de la vie d'un parti. Elle a toujours évolué en marge de l'appareil socialiste. Elle s'est même dressée plusieurs fois contre lui au moment de la primaire, et on a vu dans sa campagne qu'il y a eu des dysfonctionnements entre elle et le PS. 

Donc je pense que la direction du PS n'est pas vraiment sa tasse de thé. Elle préférerait avoir un proche, un fidèle à la tête du parti, dans une relation moins complexe que celle qui était la sienne avec l'actuel premier secrétaire, dans la mesure où c'est son compagnon. 

Deuxième raison : elle vise plus haut. Ce qui l'intéresse, c'est la reconstruction d'une nouvelle gauche, avec de nouvelles frontières. C'est un peu ce qu'elle a dit après sa défaite. Je pense que l'idée qu'elle a en tête, c'est une sorte de fédération, d'arc-en-ciel réunissant plusieurs familles politiques dans une sorte de coalition qui pourrait aller du PS au centre, en passant par un certain nombre de formations qui se trouvent à l'heure actuelle à la gauche du PS. Dans l'idéal, il faudrait faire venir ce qui reste du PC, les amis de J.-P. Chevènement, et peut-être une partie du courant altermondialiste qui a tenté de s'agréger autour de Bové dans sa campagne. L'extrême gauche de Besancenot, cela m'étonnerait, car elle n'est pas intéressée par le pouvoir.

Je pense que l'ambition de Ségolène Royal serait plutôt de prendre la tête de cette coalition, plutôt que de s'engager dans une bataille d'appareil pour prendre la direction du PS. Cette fédération, c'est ce qui s'était fait en 1965. F. Mitterrand avait créé la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, qui comprenait plusieurs partis, dont le PS, mais sans le PC et sans le centre. 

Legrec Dominique Strauss-Kahn peut-il réellement prendre le poste de Premier Secrétaire du PS après sa lourde défaite (partagée par Laurent Fabius) lors de la primaire interne du PS en novembre dernier ? 

Michel Noblecourt : Je ne suis pas totalement convaincu que DSK veuille être premier secrétaire. Il ne l'a pas dit, il a dit qu'il voulait jouer un rôle important dans la rénovation du PS. Je pense qu'en tout état de cause, à moins de bénéficier du soutien des amis de Ségolène Royal et de François Hollande, ses chances de l'emporter seraient faibles. Il faut savoir que DSK n'avait pas déposé de motion au congrès du Mans, et lors de la primaire, il a été lourdement battu. Il avait obtenu 40 points de moins que Ségolène Royal. Sur le papier, il a donc peu de chances de devenir premier secrétaire. Lui aussi peut choisir la même méthode que Mme Royal et essayer de mettre un proche à la tête du PS.

Bibi : Quel est l'avenir politique de Laurent Fabius ?

Michel Noblecourt : L'avenir politique de Fabius, je pense qu'il est plutôt derrière lui... Fabius a connu pas mal d'échecs dans la dernière période, il n'a pas réussi à créer une dynamique ni autour de la gauche ni autour de sa personne. Il avait présenté une motion au congrès du Mans en 2005. Il avait été lourdement battu, avec 21 % des suffrages. Et encore plus lourdement battu à la primaire socialiste (environ 18 %). Son courant traverse un peu une crise existentielle, et certains de ses amis commencent à se demander s'il ne faut pas envisager d'autres voies pour rénover le PS. 

LES CHANCES DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION

 

Renouveau Quels sont les quadras en situation pour diriger le PS ? Manuel Valls ? Arnaud Montebourg ? Vincent Peillon ?  

 

Michel Noblecourt : Manuel Valls a des atouts incontestables, car effectivement, c'est un jeune, qui incarne bien la relève générationnelle. Il est maire d'Evry, député. Il a eu des responsabilités au conseil régional d'Ile-de-France. Il a eu des fonctions à la direction du PS. Il a l'avantage d'avoir été à différents moments proche de la plupart des dirigeants du PS : Jospin, Hollande, DSK. Il a été même à un moment proche de Fabius, puisqu'il s'était prononcé pour le non à la Constitution européenne. Il a donc eu des alliances variées dans le PS et incarne aussi parfaitement une volonté de rénovation du PS. C'est donc un candidat qui à mon avis pourrait convenir à DSK. 

Arnaud Montebourg, c'est plus compliqué, car lui était vraiment dans la minorité du PS. Il faut se souvenir qu'au congrès du Mans, il avait refusé la synthèse, et qu'ensuite, il s'est rallié à Ségolène Royal. Mais je pense que la popularité de Montebourg dans le PS est assez faible, qu'il désoriente souvent les militants par des prises de position jugées parfois un peu trop opportunistes. Par ailleurs, il a un grand problème, celui de se faire réélire député dans sa circonscription de Saône-et-Loire, sachant que Ségolène Royal y a été battue par Sarkozy le 6 mai. Il a donc un combat difficile à mener, et s'il était battu, cela lui couperait la voie d'un poste de premier secrétaire du PS pour un moment. 

Quant à Vincent Peillon, lui aussi, comme Valls ou Montebourg, incarne la nouvelle génération de quadras dont le PS a fortement besoin à mon avis. Il a aussi des avantages en ce sens qu'il a toujours été favorable, depuis 1994, à la rénovation du PS. C'est chez lui un combat très ancien. Il s'est impliqué dans la fondation du Nouveau Parti socialiste, courant qui portait cette volonté de rénovation du parti. Il a aussi un problème électoral : se faire élire député. Par ailleurs, son parcours a été un peu sinueux par rapport aux différents courants du PS dans la dernière période, dans la mesure où il a soutenu François Hollande, a été son porte-parole, a ensuite milité pour le non au référendum sur la Constitution européenne. Ensuite il s'est fâché avec Montebourg au congrès du Mans. Puis il s'est rapproché de Ségolène Royal. Son principal atout aujourd'hui, c'est qu'il est devenu un proche de Mme Royal. De même que DSK pourrait être tenté de jouer la carte Valls, Ségolène Royal pourrait être tentée de jouer la carte Peillon. 

Autre carte que Ségolène Royal peut jouer, peut-être plus sûre au niveau du résultat mais qui aurait l'inconvénient de ne pas opérer cette relève générationnelle : la carte de François Rebsamen. C'est le n° 2 du PS actuellement, il est maire de Dijon, il n'est pas député, et au PS c'est celui qui a la responsabilité des fédérations. C'est un homme d'appareil, qui connaît bien les fédérations socialistes. Il avait l'avantage d'être à la fois proche de Ségolène Royal et de François Hollande, et qui pourrait donc se poser un peu en candidat du consensus, pour justement permettre aux différents courants du PS de se retrouver. Mais son principal inconvénient, c'est que ce n'est pas un quadra, il ne peut pas incarner ce renouvellement générationnel qui semble très désiré par les militants socialistes. 

Jean-Louis Bianco, je n'y crois pas du tout. Il a le même avantage que Rebsamen car il est proche de Ségolène Royal, mais il ne faut pas négliger le fait qu'il est de 1943, il a donc 64 ans. Il a été collaborateur de Mitterrand, ministre, il est maintenant député, mais il n'a jamais joué de rôle dans l'appareil du PS. 

gerard Que pensez-vous de la "tête montante" du PS : Benoit Hamon ? 

Michel Noblecourt : La tête montante, je ne sais pas. C'est un jeune militant qui a commencé sa carrière comme président du Mouvement des jeunes socialistes. Il a été très proche de Martine Aubry. Il était très hostile au départ à Ségolène Royal et soutenait plutôt la candidature de Jospin. Il était également partisan du non au référendum de 2005. Il a l'avantage d'être très jeune, puisqu'il a 40 ans, mais je pense qu'il est trop tendre. Il a besoin de faire un peu ses classes, son chemin dans le PS avant d'envisager d'en être le premier secrétaire. Il fait l'apprentissage de la vie politique, il est député européen.

Autre inconvénient : il avait soutenu Fabius lors de la primaire socialiste, donc il est un peu marqué de ce côté-là. Je pense donc que ses chances sont très limitées. Mais c'est un jeune très talentueux qui peut figurer dans la direction du PS, qui a besoin de jeunes pour incarner la nouvelle génération. Et les trentenaires ne sont pas très nombreux au PS.

Mimi Qui va prendre la tête du PS, un petit pronostic ?  

 

Michel Noblecourt : C'est un peu difficile à dire, car il faut déjà savoir quand le congrès a lieu. Si le PS connaît une lourde défaite aux législatives, il se pourrait que le congrès ait lieu au début 2008. Je pense qu'aujourd'hui, la personne qui aurait le plus de chance d'être premier secrétaire, c'est Rebsamen. 

Mais en même temps, je pense que la compétition va se déplacer assez rapidement entre des plus jeunes. Elle pourrait opposer Valls et Peillon, et dans cette hypothèse, je donnerais un avantage à Manuel Valls. Si la défaite aux législatives est relative et que le congrès a lieu en novembre 2008, cela redistribuera les cartes. Là, ce serait une nouvelle génération qui prendrait la relève. 

 

 

Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 17:58
Déductions fiscales sur les emprunts d'accès à la propriété, le sujet intéresse puisque plus de 600.000 ménages achètent un logement cahque année.
Pendant la campagne électorale, Sarkozy avait promis des réductions d'impôts sur les intérêts d'emprunts pour "faire de la France un pays de propriétaires». Il avait en outre précisé que les ménages non-imposables bénéficieraient d'un crédit d'impôt, c'est à dire d'un chèque du Trésor public équivalent à une déduction fiscale. Voilà qu'à application, le ministre du Budget et des comptes publics, Eric Wœrth, plonge les bénéficiaires potentiels dans un épais brouillard.
 
Dans les Echos, il précise que «les intérêts des emprunts immobiliers pourront être déduits des revenus à hauteur de 20%». Ajoutant qu'il "s'agira d'un crédit d'impôt limité dans le temps, qui aboutira à des réductions d'impôts significatives». Propos d'un flou artistique qui annocent des moments douleureux aux propriétaires migraineux.
 
Interrogé par Libération, les propos de Vincent Drezet, secrétaire national du SNUI, justifient l'inquiétude.
Qu'avez vous compris de la mesure annoncée par Eric Wœrth ?
Dans les déclarations du ministre une seule certitude: la mesure sera applicable aux résidences principales dont l'acte notarié a été signé après le 6 mai 2007, jour de l'élection présidentielle. Pour le reste, à la lecture du propos du ministre, de nombreuses questions restent en suspens sur le dispositif lui-même. Du coup on peut envisager deux mécanismes.

Lequels ?
Premier point, le ministre parle «d'intérêts d'emprunts pouvant être déduits des revenus», ce qui peut laisser penser que le mécanisme consiste à déduire les intérêts d'emprunts du revenu imposable à hauteur de 20%. Dans ce schéma, un foyer avec deux enfants qui aurait un revenu imposable de 40.000 euros pourrait déduire jusqu'à 8.000 euros d'intérêts. Cela ramène donc le revenu réellement imposable de cette famille à 32.000 euros. En conséquence l'impôt à payer serait de 27 euros seulement au lieu de 1250 euros.  Il faut observer que dans ce système les foyers aisés seraient très favorisés. Exemple: un foyer fiscal disposant d'un revenu imposable de 100.000 euros et déduisant 20.000 euros d'intérêts d'emprunts pourrait bénéficier d'une réduction d'impôt allant jusqu'à 6.000 euros. Une telle mesure serait probablement très coûteuse pour les finances publiques.

Vous ne croyez pas trop à ce système. Quel serait l'autre scénario fiscal ?
Dans son interview le ministre évoque la mise en place d'un «crédit d'impôt». Dans ce cas le mécanisme est tout autre. Les intérêts d'emprunts payés au cours d'une année ne sont pas déduits du revenu du foyer mais de l'impôt lui-même. Exemple: la famille qui a un revenu imposable de 40.000 euros et  payant 1250 euros d'impôts sur le revenu va bénéficier d'une réduction de 1600 euros (20% des 8.000 euros d'intérêts). Dans ce cas, non seulement ce foyer ne paie plus d'impôt mais se voit rembourser 350 euros en crédit d'impôts. Ce système est fiscalement plus équitable, car il bénéficie également aux foyers non-imposables. Une famille ne payant pas d'impôt sur le revenu et supportant  6.000 euros d'intérêts d'emprunt se verrait rembourser par le Trésor public 1.200 euros au titre du crédit d'impôt.

Dans ce système quelle serait l'économie pour un foyer fiscal déclarant 100.000 euros ?
Il continuerait à bénéficier d'un impôt réduit. Mais avec ce système la réduction serait de 4.000 euros au lieu de 6.000 euros. Le SNUI estime qu'un tel crédit d'impôt doit être plafonné pour éviter les effets d'aubaine et pour être équitable.
 
Mon commentaire : Je ne comprend rien à ce mig mag. Mais il est possible que mon intelligence ne soit pas trop aiguisée ou alors que je sois un pété du ciboulot . A ceux qui ont donc parfaitements compris, bien vouloir écalirer nous autres aux esprits simples en postant un commentaire. D'avance, merci pour votre générosité explicative.
 
Une chose au moins me rassure, je ne suis pas le seul à être largué. Lire ces quelques réactions sur les forums, sélectionnées pour vous par votre informateur.
 
James "ne pas confondre vitesse et précipitation"
L'allusion au credit d'impot peut nous lassier imaginer que c'est l seconde solution qui sera retenue (parce que dans la première : impossible d'avoir un credit d'impot). Et tout à fait d'accord pour dire que, vraiment, c'est pas claire du tout. C'est comme ca qu'il vont nous gouverner, en faisant de l'à peu près, du vite fait mal fait, sans rien expliquer... bah ca promet... Le dicton que devrait apprendre ces types là est : 'ne pas confondre vitesse et précipitation'... de toute facon, le temps que la loi soit votée et que les décrets paraissent (si cela doit suivre cette voie), le marché de l'immobilier se sera déjà cassé la gueule... OUPS, pardon, en voilà un sujet tabou !!! Jeudi 24 Mai 2007
granny flou inquiétant
Il est tout de même invraisemblable qu'un responsable politique tienne des propos aussi incohérents ; tout le monde diverge sur l'interprétation de ses paroles qui ne veulent rien dire. Est-ce de l'incompétence, ce qui est très inquiétant, ou est-ce un flou délibéré ce qui en dirait long sur le souci de "transparence" affiché par ce gouvernement; consternant en tout cas. Jeudi 24 Mai 2007
erwick mesure inequitable
Est-ce pour favoriser l'accession à la propriété ? J'en doute, ces mesures ne seront pas de celles qui poussent à l'achat; par contre je trouve que cette mesure defavorise celui qui a acheté juste avant le 6 mai, et ceux qui ont acheté dans les années précédentes par rapport aux nouveaux acheteurs. A l'époque ou la vente des automobiles chutaient dramatiquement, je comprenais que l'on favorise les nouveaux acheteurs pour relancer l'industrie automobile francaise, mais là !!! Jeudi 24 Mai 2007
Barnabe reste plus qu'a revendre et racheter
Apparement l'allegement de la pierre ne profiterait qu'a ceux qui achète apres le 6 mai. Bizarre .... Pour ceux qui ont acheté avant ne reste plus qu'a revendre à un proche pour 50% de sa valeur et le racheter le lendemain pour les deductions fiscales. Voilà une business plan à monter pour les notaires. Jeudi 24 Mai 2007
sylvie emprunt immobiler
C'est une mesure destinée aux personnes ayant signé leur acte définitf d'achat après le 6 mai. Elles avaient donc décidé d'acheter avant l'élection de Sarko. Donc, pas d'impact sur l'immobllier. Alors quid des ménages à revenus moyens ou limités qui ont acheté avant le 6 mai. Pourquoi ne pas les faire bénéficier de cet avantage fiscal ??? Jeudi 24 Mai 2007
XAV CALCUL
Alors si j'ai bien compris, je retiens 20%, que je deduis de mes revenus, que je plafonne à la hauteur de mes interets, ce qui me donne un crédit d'impot qui me sera payé plus tard, donc je creuse le déficit budgétaire, ce qui necessite d'augmenter les impots, reduisnat dui meme coup mon crédit à 0, et finalement je paye autant. C'est ça , non? Autre calcul : deduire les interets pour l'acquisition d'une tente de SDF canal St Martin, à hauteur de 53, 07 %, score de NS, le 6 mai, nouvelle date fétiche et peut-etre bientot Fete Nationale, travaillée et non payée, de la république bananière du Sarkoland Jeudi 24 Mai 2007 - 17:39
ccb pipeau
c'est tellement facile avant les législatives de promettre des réductions en tous genres , mais comment l'EMPEREUR va t il faire pour réduire le déficit du pays. A part favoriser les riches (suppression droits de successions, bouclier fiscal, ISF...) quels cadeaux pour les SMICARD ? ON ATTEND.....des miettes sans doute! Jeudi 24 Mai 2007 - 17:39
 
Par jean jacques - Publié dans : frenes-sego2007
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